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21 juin 2010

Thème : internationalisation des échanges et mondialisation

Processus de constitution d’un marché unique qui tend à devenir universel par abaissement des frontières entre les économies, les nations.

La mondialisation peut être envisagée comme la continuité du processus d’internationalisation des échanges auquel nous assistons depuis deux siècles ou comme une rupture historique, comme l’avènement d’un nouvel ordre mondial, fonctionnant sur une logique différente de l’ancien, notamment du fait du déclin des États-nations.

 

 

I.                    Le formidable essor du commerce international

 

Leséchanges de biens et de services ont été multipliés par 1000 au cours des deux derniers siècles, alors que le PIB n’a été multiplié que par 60.

 

 

  1. Les outils d’analyse du commerce international

 

- La balance des paiements

C’est un document comptable retraçant l’ensemble des paiements effectués entre les résidents et les non-résidents d’un pays.

 

Les principaux soldes de la balance des paiements :
- Solde des échanges de biens = Excédent commercial ou déficit commercial
- Solde des transactions courantes
- Solde des transactions courantes + Solde du compte de capital = capacité ou besoin de financement de la nation.
-Solde du compte financier : il est égal et de signe opposé à la capacité ou au besoin de financement de la nation.

 

- L’ouverture internationale

On appelle ouverture internationale d’un pays son degré de participation aux échanges internationaux, comparativement à son poids économique.

 

-Le degré (ou taux) d’ouverture correspond à la moyenne des exportations et des importations, rapportée au PIB. Attention à ne pas le confondre avec le taux de couverture, qui permet de comparer les exportations et les importations.

-Le taux de pénétration étrangère d’un marché (d’une branche, d’une économie) mesure la part de ce marché occupée par les entreprises étrangères.

-Le taux d’exportation ou l’effort à l’exportationmesure la part de la production destinée à l’exportation.

 

- L’indice des termes de l’échange
Les termes de l’échange permettent de comparer l’évolution des prix des produits importés et celle des produits exportés.

-Utilisé pour les comparaisons dans le temps.

  1. Le développement du commerce international

 

1- L’essor du commerce international a transformé la nature et le contenu des échanges

a) Etapes de la mondialisation :

 

-L’internationalisation des échanges commerciaux (2nd moitié XIXe) intensifie la diversification géo des marchés ainsi que l’ouverture et la spé des éco.
-L’internationalisation de la production ou transnationalisation : après la 2
nd guerre mondiale, essor des flux d’IDE et stratégies de délocalisation géo des FTN.
-La globalisation (80s) : mise en place de réseaux mondiaux de P, K et d’infos, dont le symbole est la globalisation financière.

 

b) Les transformations du contenu des échanges :
-Les produits manufacturés constituent l’écrasante majorité des flux de marchandises.
-Les échanges internationaux de services se sont développés.

 

- Les mouvements de capitaux représentent 90 % de tous les échanges internationaux (de biens, de services et de capitaux).

 

 

c) Les transformations de la géographie des échanges :

 

Les courants d’échange sont largement déterminés par la Division Internationale du Travail (DIT), qui fait que les pays se spécialisent dans certains types de production.

 

-Transformation du DIT :

 

   *DIT traditionnelleattribués aux pays développés la fabrication des biens manufacturés et des services, aux pays pauvres la fourniture des produits primaires en général (agricole, MP). Remis en cause car les pays du sud produisent aussi des produits manufacturés.

 

   *Nouvelle DIT désigne la spé actuelle des pays : NPI (asiatiques surtout) produisent today des produits manufacturés et de hauts de gamme. Les Pays dvpé fabriquent des produits technos et services donc nécessité de hautes qualifications. Pays pauvres produisent moins de produits primaire (L’Afrique et l’Amérique latine représentaient 17 % du commerce mondial au début des années 1950 ; elles n’en représentent plus que 8 % aujourd’hui).
   *Tripolarisation des échanges : pôle de la Triade en relation, et sont en concurrence avec les autres pays, ainsi part de l’Afrique, de l’Asie  dans le commerce mondial chute, les X n’
ñpas vite.

 

 


d) Le développement du commerce intra-branche entre PDEM.
On appelle commerce intra-branche les échanges concernant les produits similaires issus de même branche (importations et exportations d’automobiles par exemple).
-Il peut concerner des produits similaires de même gamme, différenciée horizontalement (design, image de marque) ou bien des produits similaires de gammes différentes : on parle alors de différenciation verticale.

 

2- La régionalisation des échanges et l’intervention des institutions internationales

Le commerce international correspond à l’ensemble des flux de marchandises entre les espaces éco nationaux.
-On distingue 5 degré dans l’intégration économique d’une zone : la constitution d’une zone de libre-échange, une union douanière, marché unique, union éco, union monétaire.
-Changement commerce international :
   *Echanges internationaux encadrées par des institutions internationales ;
   *Institutions dans le domaine monétaire et financier : création FMI qui doit gérer les risques attachés à l’endettement des PED, transition vers le capitalisme des PECO et instabilité des K pouvant créer des crises monétaires et financiers ;
   *Niveau politique : création ONU pour renforcer coop internationales (FAO, UNESCO…).
   *Part des produits manufacturés a
ñ, part services a ñ
, Triade a marginalisé certains pays (Afriques…).
   *Commerce internationale a
ñdép. les 50s favorisé par libre échange.

 

II.      Libre-échange vs protectionnisme
Libre-échange : politique commerciale qui consiste à supprimer les entraves aux échanges internationaux / doctrine économique qui préconise de laisser une totale liberté de circulation aux biens économiques entre les pays.

Protectionnisme : politique commerciale qui consiste à fermer ses frontières aux produits étrangers afin de favoriser les entreprises nationales / doctrine économique visant à favoriser les entreprises nationales et à pénaliser la concurrence étrangère.

  1. L’échange international, facteur de croissance

1- Les théories des avantages absolus et comparatifs
-Pour A. Smith, le libre-échange est facteur d’enrichissement pour les nations. Chaque nation a intérêt à se spécialiser dans la P pour laquelle le cout unitaire est le plus bas dans les autres pays.
-
Pour Ricardo, les pays ne disposant pas d’un avantage absolu ont tout de même intérêt à se spécialiser dans la production où leur désavantage est le plus réduit.
-
L’analyse ricardienne a été par le théorème HOS. Les nations sont amenées à se spécialiser dans les produits incorporant une forte quantité de facteur de production (travail, capital, terre) qu’elles possèdent en abondance.

2- Les nouvelles théories du commerce international
-Un effet de dimension : grâce à la spécialisation, chaque nation peut produire plus et plus efficacement. Cela permet la réalisation d’économies d’échelle et d’effet d’apprentissage, qui améliorent la productivité et font baisser les coûts de production. C
-Un effet de diversification : grâce aux importations, les consommateurs, mais également les entreprises, ont à leur disposition une plus large diversité de produits pour satisfaire leurs besoins, que ce soit en termes de biens et services de consommation ou de biens de production.
-Un effet de concurrence : le commerce international et le libre-échange permet l’entrée de nouvelles entreprises sur des marchés qui sont largement oligopolistiques (donc pas optimaux).


3- Les effets pervers du libre-échange
-Certains économistes, comme Arghiri Emmanuel, l’échange international est inégal. Le libre-échange serait un moyen utilisé par les pays riches pour dominer les autres. Pays pauvres doivent exporter toujours plus pour importer moins : ils connaissent une « croissance appauvrissante ».
-Le libre-échange réduit les marges de manœuvre en termes de politique économique. La contrainte extérieure est en effet plus importante, et il devient difficile de mener une politique économique isolée.
-Le libre-échange se traduit souvent par une hausse du chômage des travailleurs les moins qualifiés, du fait de la mise en concurrence de ces derniers avec une main-d’œuvre très bon marché à l’étranger.

  1. La persistance des pratiques protectionnistes

1- Les arguments du protectionnisme
-
Pour F. List le protectionnisme est le seul moyen de stimuler l’industrialisation des nations car le « protectionnisme éducateur » protège les E nationales naissantes et le marché intérieur.
-Paul Krugman démontre l’intérêt d’une « politique commerciale stratégique ». L’Etat rend difficile l’M de certains produits en augmentant frais de douane et mettant des quotas pour favoriser la P nationale.
-Protectionnisme pour défendre intérêt national, limiter la dépendance de l’extérieur ; protéger les industries sénescentes (adaptation progressive) ; douane pour besoin en termes de recettes fiscales.

 

2- Les effets pervers du protectionnisme
-
Les importations sont parfois rigides à la baisse, en particulier lorsque le produit n’a pas de substitut ou n’est pas produit sur place => inflation.
-Mesures protectionnistes entraînent des mesures de rétorsion. C’est d’ailleurs pour éviter cette escalade que l’OMC a été mise en place.
-La diminution de la concurrence peut nuire aux consommateurs, par insuffisance de la qualité ou par des prix élevés. A long terme, les E peuvent devenir moins performantes, du fait de l’absence d’investissement, en particulier dans la recherche et développement.

 

III.                Insertion dans les échanges internationaux et développement

 

  1. Une réduction des inégalités mondiales à relativiser

-Les inégalités internationales ò, mais cela reflète le phénomène de croissance de pays très peuplés comme la Chine et l’Inde, plutôt qu’une réelle réduction des écarts entre pays.
-Au contraire, ces inégalités entre pays s’accroissent dép. la fin de la 2
nd GM, et les inégalités internationales, si l’on ne tient pas compte des deux géants démographiques asiatiques, ont
ñdepuis les années 1980.

 

  1. Des stratégies de développement plus ou moins efficaces

     

1- La réussite des NPI
-Les NPI ont décidé de faire une politique de remontée des filières largement organisée par l’État (ça vise le marché extérieur). Le principe est de commencer par fabriquer un produit de grande C puis on remonte la filière pour fabriquer les machines-outils nécessaires à la P quitte à délocaliser la P.
-L’Etat a choisi une spé pour s’insérer dans le commerce mondial et a aussi protéger le marché intérieur en dvpant les branches qu’il peut dvpé à l’aide de K étrangers.
-Les valeurs ont joué un rôle dans le dvpt des pays asiatiques, la pop a toujours valorisé le collectif incarné par l’Etat et a accepte de payer un lourd tribut avec le maintien d’un faible pvr d’achet.

2- Les difficultés de l’intégration internationale
-Le pays se spé dans la P d’un produit primaire pr lequel il est bien doté, en MP, climatique, produit peu transformé avant l’X. Ces X génèrent des revenus favorisant l’accroissement de la D => I.
-Mais pas toujours marché : ne dvp pas tjr marché intérieur, revenus ne constituent pas un marché intérieur, la P supp n’est pas mise en vente, il faut importer pour rep à la demande.
-Les IDE privent l’Etat et donc la pop des retombés positives.
-Les spés n’incitent pas à l’
ñ
du niveau de qualification de la main d’œuvre, faiblesse du K humain.
-Produits primaires ont un prix fluctuant dans le tps, leur pouvoir d’achat a
ò
: cela signifie qu’avec la même quantité d’un produit primaire, on achète de moins en moins de produits transformés.
-Les PED se sont endettés car durant les 1970s les prix des produits primaires étaient élevés mais ça n’a pas duré car la dette n’a pu être remboursé.

  1. Le rôle controversé des institutions internationales

1- Le consensus de Washington
Le consensus de Washington désigne un ensemble de mesures d’inspiration libérales imposées par les institutions internationales (FMI et Banque mondiale) aux PED à partir des années 1980, en échange d’une aide au développement.
-principe :
ò les dépenses publiques, PO ; ñ la taille du secteur privé (baisser impôts sur les E…) ; alléger les réglementations avec recherche d’une plus grande flexibilité du marché du W.

2- Et sa remise en cause actuelle
-
Les plans d’ajustement structurel sont des plans construits et imposés par les organisations internationales visant à remettre de l’ordre dans les déficits publics et commerciaux en échange d’un refinancement de la dette (c’est-à -dire de prêts nouveaux et/ou d’un rééchelonnement de la dette). -Pour lutter contre le déficit public, le FMI ou la Banque mondiale imposent une réduction des dépenses publiques.
-Pour lutter contre le déficit commercial, ils imposent l’ouverture des frontières (pour rétablir la concurrence sur le marché intérieur) et une réduction de la demande intérieure (l’excédent de production amené par cette réduction du marché intérieur peut être exporté, ce qui réduit le déficit commercial, surtout si cela s’accompagne d’une réduction simultanée des importations
-Une lutte sévère contre l’inflation : diminution du déficit budgétaire, gel des salaires (ce qui contribue à la réduction de la demande intérieure) et hausse des taux d’intérêt.
   =>Chute du pvr d’achat.

 

 

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